Le mariage, une affaire de tradition(s)? - Les mariés d'Alex
Impossible d'aborder le thème du mariage sans s'intéresser aux nombreuses traditions qui l'entourent. Autrefois, tous les mariages suivaient sensiblement le même schéma. Aujourd'hui, avec un cadre — religieux ou non — devenu plus souple, de nombreux couples choisissent de faire ce qui leur ressemble pour le jour J. Pourtant, malgré cette évolution, les traditions subsistent : certaines disparaissent, d'autres se transforment. Mais d'où viennent-elles réellement, et que signifient-elles ? Pourquoi jette-t-on du riz à la sortie de la cérémonie ? Pourquoi porter une touche de bleu ? Voici un tour d'horizon de quelques pratiques emblématiques du mariage.

Les 4 éléments : bleu, ancien, emprunté, neuf
Quelque chose de bleu. Le bleu symbolise la fidélité et la pureté : le porter, pour une mariée, signifiait autrefois promettre fidélité à son époux. Cette tradition trouve son origine au XIXe siècle en Angleterre, avant d'être importée aux États-Unis puis en France. On la retrouvait sous forme de rubans ou de mouchoirs bleus. Aujourd'hui, on peut la réinterpréter avec une jarretière bleue, une fleur glissée dans les cheveux, ou encore un bijou serti de topaze ou de lapis-lazuli.
Quelque chose d'ancien. Cet objet symbolise la vie d'avant et le lien familial : il confère bonheur et fidélité. Il s'agit souvent d'un bijou de famille transmis à travers les générations — une jolie façon d'associer à ce jour ceux qui auraient aimé y être présents.
Quelque chose d'emprunté. Cet accessoire appartient à une femme déjà mariée et heureuse dans son union. On dit qu'il a le pouvoir de transmettre ce bonheur aux futurs époux : broche, pince à cheveux, bracelet, collier, boucles d'oreilles...
Quelque chose de neuf. Bien souvent représenté par la robe de mariée, cet élément symbolise la nouvelle vie qui s'ouvre devant vous.
La mariée à gauche de son époux
La coutume veut que la mariée se tienne à gauche de son époux — c'est pourquoi, dans une église, les invités de la mariée sont traditionnellement placés à gauche et ceux du marié à droite. Cette tradition remonte à une époque où les hommes devaient pouvoir dégainer leur épée de la main droite pour repousser d'éventuels prétendants. Une coutume bien chevaleresque, encore respectée aujourd'hui pour le placement des invités !
Le lancer de riz
Cette tradition trouve son origine dans l'Antiquité : un rite païen en hommage à Déméter, déesse de l'agriculture et des moissons. Lancer du riz était un présage de prospérité et de fertilité pour les mariés.
Aujourd'hui, le riz est souvent remplacé par des bulles de savon ou des pétales de rose. Privilégiez le rouge, symbole de l'amour passionnel, ou le rose, qui exprime l'affection et la fidélité — on évite en revanche le blanc, associé à la pureté des sentiments mais aussi, dans la symbolique florale, à un présage moins heureux. Cette tradition se prête particulièrement bien à toutes les fantaisies : à vous d'imaginer votre propre version !

Les dragées
La dragée trouve son origine en Grèce antique, où elle était servie en dessert de fin de repas. Elle aurait été inventée par accident par Julius Dragatus, confiseur romain, qui aurait laissé tomber une amande dans du miel.
En France, ce sont les apothicaires qui l'ont réinventée en enrobant leurs pilules de sucre ou de miel pour en adoucir le goût — jusqu'à appliquer le procédé à une amande. C'est Catherine de Médicis qui a contribué à diffuser cette confiserie à la cour de France, lui apportant tout le raffinement qu'on lui connaît aujourd'hui.
On offre traditionnellement des dragées pour remercier les invités d'avoir partagé ce moment. Chaque ballotin en contient 5, chacune porteuse d'un symbole : santé, richesse, bonheur, fertilité et longévité. Cette tradition perd un peu de terrain ces dernières années, remplacée par des savons, graines, pots de miel ou plantes grasses — mais elle garde un charme intemporel.
Le lancer de bouquet
Cette tradition remonte au XVIe siècle : la jeune femme qui attrape le bouquet serait la prochaine à se marier. Certaines mariées, lassées du lancer classique, optent aujourd'hui pour des alternatives plus originales — rubans à tirer, ou même une variante inversée avec un lancer de bouquet pour les hommes célibataires !
D'autres préfèrent garder leur bouquet et en faire préparer un second, spécialement pour le lancer : la tradition garde en effet tout son charme convivial et divertissant pour les invités.

La jarretière
Une tradition en perte de vitesse, née au Moyen Âge : la légende veut qu'Édouard III ait ramassé la jarretière tombée de la jambe de la comtesse de Salisbury pendant un bal, et l'ait nouée autour de sa propre jambe pour éviter les commérages. C'est ainsi que serait né l'ordre de la Jarretière.
Dans les mariages, cette tradition servait autrefois à compléter la dot de la mariée. Aujourd'hui, les listes de mariage classiques ont largement laissé place aux cagnottes pour le voyage de noces, et le jeu de la jarretière divise : certaines mariées le trouvent dépassé, d'autres y voient une animation qui réveille joyeusement la soirée. Comme pour toutes les traditions, tout est question de ce qui vous ressemble.

La pièce montée
Née dans l'Antiquité grecque, cette tradition consistait à casser du pain à base d'orge et de blé sur la tête des mariés, en gage de fertilité et de bonheur. Au Moyen Âge, ces pains sucrés étaient empilés en une tour toujours plus haute — plus la tour était haute, plus le mariage serait heureux.
Cette pièce montée traditionnelle se raréfie aujourd'hui au profit du wedding cake à l'américaine, ou d'un assortiment de desserts : pièce montée miniature en choux ou macarons, fontaine à chocolat, et autres douceurs à la carte selon vos goûts.
La soupe à l'oignon
Une tradition bien française, inventée à l'époque de Louis XV pour prolonger la convivialité après une journée riche en émotions. Elle avait pour vertu de redonner un coup de fouet en fin de soirée. Aujourd'hui, elle a largement laissé place au brunch du lendemain, plus casual, qui permet de profiter une dernière fois de ses invités les plus proches et de « débriefer » la journée en petit comité.
Le faire-part de mariage
La coutume voulait que le faire-part soit confectionné par les parents des mariés, en deux parties distinctes — une pour chaque famille. On retrouve encore cette forme dans certaines familles, mais la plupart des couples, aujourd'hui indépendants, envoient désormais leur faire-part en leur propre nom.
Le faire-part reflète le thème du mariage — champêtre, bohème, chic, floral, doré... — et donne le ton aux invités avant même le jour J. Il transmet aussi toutes les informations pratiques : horaires, lieu, tenue éventuelle, liste d'hébergement pour ce week-end qui s'annonce festif !
Depuis le début des années 2000, le « save the date » s'est imposé comme une évidence : un petit carton envoyé 8 à 12 mois à l'avance pour permettre à vos invités de réserver la date, même avec un agenda chargé.
Conclusion
Notre voyage touche à sa fin. Il existe bien d'autres traditions, mais celles-ci comptent parmi les plus connues et les plus marquantes. Certaines me touchent plus que d'autres — cela vient de ma culture autant que de mon expérience professionnelle — mais ce qui compte avant tout, c'est vous.
À vous de choisir, en connaissance de cause, les traditions que vous souhaitez respecter, réinventer, ou laisser de côté. C'est en ayant une vue sur notre passé qu'on peut le mieux s'en amuser, y apporter sa propre touche, ou faire table rase. Tout est possible. C'est votre moment — et je suis là pour vous accompagner.
Envie d'un mariage qui vous ressemble, entre traditions choisies et touches personnelles ? Découvrez mes accompagnements sur-mesure, de la coordination du jour J à la direction artistique complète wedding planner
Alexa Ollagnon, wedding planner à Lyon
